Doit-on quitter x ?

X, un outil politique ?

Un outil engagé ?

Les institutions publiques et X

La régulation de X

Doit-on quitter x ?

un outil engagé ?

Le réseau et les politiciens

Twitter, rebaptisé X, est désormais un outil incontournable dans le paysage politique, offrant à ses acteurs une plateforme pour diffuser leurs messages instantanément à un large public.

Grâce à sa nature rapide et accessible, le réseau permet aux dirigeants politiques de réagir en temps réel aux événements et de participer activement au débat public.

Mais de nombreuses controverses émergent, notamment dû à la présence croissante de partis politiques extrémistes et à la manipulation possible du débat public autour de questions fondamentales.

Un outil d’expression politique

Le réseau s’est imposé comme un outil majeur d’expression politique, notamment pour les campagnes électorales.

De nombreux politiciens ont intégré Twitter, et maintenant X, dans leur stratégie de communication pour atteindre un large public et promouvoir leurs idées auprès de leurs électeurs.

En savoir plus

Incontournable pour tous les élus, c’est Donald Trump qui remporte la palme de l’utilisation politique du réseau. En utilisant Twitter de manière intensive pendant son mandat pour communiquer directement avec le public et diffuser ses messages politiques, il a contribué fortement à façonner le paysage politique et médiatique américain.

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Emmanuel Macron Président république française surveillance X

Emmanuel Macron sous surveillance…

La Commission nationale de contrôle de la campagne électorale a reproché à Emmanuel Macron d’utiliser son compte Twitter présidentiel pour faire campagne, l’invitant à différencier ses activités politiques de ses fonctions présidentielles. Les publications de campagne ont été retirées des réseaux sociaux du président suite à cet avertissement. En réponse, les profils de réseaux sociaux du président ont été modifiés pour clarifier la distinction entre ses fonctions présidentielles et sa campagne électorale.

Mais très controversé

Certains politiciens, notamment depuis le rachat de Twitter, estiment que la plateforme manquerait de neutralité et véhiculerait des discours haineux.

Ils pensent également que le réseau pourrait manipuler l’opinion publique et altérer les prises de décisions lors d’événements politiques.

Ces inquiétudes ont alimenté le débat sur la régulation des réseaux sociaux et la protection de la liberté d’expression en ligne.

Doit-on quitter x ?

les institutions publiques et X

Une plateforme institutionnelle

Twitter a longtemps été considérée comme une plateforme institutionnelle en raison de son utilisation par un large éventail d’institutions publiques, notamment des gouvernements, des administrations locales, des organisations internationales et des ONG.

Ces institutions utilisaient Twitter pour communiquer avec le public, diffuser des informations et des services en temps réel, ainsi que pour mener des politiques publiques telles que la promotion de la démocratie et la lutte contre la désinformation.

Cependant, bien que Twitter ait été largement utilisé à des fins institutionnelles, il reste une plateforme privée exploitée par une entreprise privée et n’est pas soumis aux mêmes règles et réglementations que les institutions publiques.

Les acteurs du paysage politique de X

Universités et établissements de recherche

Les universités et les établissements de recherche utilisent Twitter pour diffuser des informations sur leurs recherches, leurs publications académiques, leurs événements et leurs programmes éducatifs.

Ils peuvent également utiliser la plateforme pour interagir avec d’autres chercheurs, partager des nouvelles découvertes et engager le public dans des discussions sur des sujets académiques.

Partis politiques

Les partis politiques utilisent Twitter pour communiquer leurs positions politiques, diffuser des annonces et des mises à jour sur les campagnes électorales, mobiliser les électeurs et répondre aux questions des citoyens.

Twitter est devenu un outil essentiel pour la stratégie de communication politique, permettant aux partis de toucher un large public et de susciter l’engagement des électeurs.

Associations et militantisme

Les associations et les militants utilisent Twitter pour sensibiliser le public à des questions sociales, politiques ou environnementales, partager des informations sur des événements et des actions de sensibilisation, mobiliser des soutiens et coordonner des campagnes de plaidoyer.

Twitter offre une plateforme permettant aux militants de partager leurs messages et de rallier des sympathisants à leurs causes.

Gouvernements et Institutions publiques

Les gouvernements et les institutions publiques utilisent Twitter pour diffuser des informations officielles, des mises à jour sur les politiques publiques, des alertes d’urgence, des conseils de santé publique et des informations sur les services gouvernementaux.

Twitter est devenu un outil important pour promouvoir la transparence, l’engagement citoyen et la communication gouvernementale en temps réel.

Le départ progressif des institutions

Depuis le rachat de Twitter par Elon Musk en octobre 2022, de nombreuses institutions publiques ont pris leurs distances avec la plateforme. Des acteurs majeurs, tels que l’Union européenne, la France, l’Allemagne et le Canada, ou encore des universités comme celle de Bordeaux ou de Rennes II, ont exprimé leurs préoccupations concernant les changements introduits par Musk, notamment en ce qui concerne la modération du contenu et la liberté d’expression. Ces inquiétudes ont incité plusieurs institutions à envisager des alternatives à Twitter pour leurs communications et leurs interactions avec le public.

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Présents sur la plateforme

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Présents sur la plateforme

Du temps de Twitter
Depuis le rachat par Elon Musk

Le cas des politiques français

Anne Hidalgo a fait une sortie remarquée de X, dénonçant vivement la « manipulation » et la « désinformation » qui sévit sur le réseau. Pour la maire de Paris, ces éléments ont profondément altéré la plateforme, la transformant en ce qu’elle qualifie d’« arme de destruction massive de nos démocraties ».

Cependant, le rachat de Twitter par Musk ne suscite pas d’inquiétude chez certaines personnalités politiques, notamment de droite. Nadine Morano, eurodéputée LR, souligne l’importance de maintenir la neutralité de Twitter, tandis que Nicolas Dupont-Aignan critique le commissaire européen Thierry Breton pour ses propos sur le contrôle de la plateforme, suggérant que l’Union européenne craint la liberté d’expression.

Le monopole du réseau

Pour autant, de nombreux acteurs politiques estiment que ce ne serait pas la solution de délaisser X et qualifient leur présence comme un engagement pour défendre nos valeurs démocratiques.

Il apparaît également qu’il est impossible pour de nombreux parlementaires de quitter la plateforme, celle-ci possédant une certaine forme de monopole sur la politique et sa communication. 

Fragment n° 1  – Anne Hidalgo

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Quand X se transforme en canal de propagande….

      Fragment n° 2 – Donald Trump

La commission parlementaire des EU a affirmé, après enquête, que l’extrême droite avait organisé l’assaut du Capitole à la suite d’un message de Donald Trump perçu comme un « appel aux armes » dans une tentative désespérée de rester au pouvoir.

Crédit : abc.net, 13 Juillet 2022

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X, un outil engagé ?

Le réseau est considéré comme un outil indispensable au militantisme. En quelques caractères, ils peuvent diffuser des messages, des opinions et des informations à un large public, ce qui permet de sensibiliser rapidement et efficacement sur des questions sociales, politiques ou environnementales.

Ceux qui officient sur la plateforme estiment qu’elle facilite la mobilisation en leur permettant de créer des hashtags pour organiser des campagnes, des manifestations ou des pétitions en ligne.  

Pour autant, nombreuses sont les associations et militants à quitter X pour éviter haine et harcèlement, notamment depuis la montée des partis politiques extrémistes sur la plateforme.

 

      Fragment n° 3 – Camille Etienne, activiste sociale et environnementale.

Le saviez-vous ?

Les jeunes militants de gauche sont fréquemment victimes de harcèlement lorsqu’ils s’expriment sur X, notamment à travers des vidéos. Récemment, deux d’entre eux ont été pris pour cible par une avalanche de commentaires haineux après avoir critiqué l’action du gouvernement concernant les abayas.

Ce phénomène de cyberharcèlement est souvent initié par les mêmes profils plus âgés, qui prennent plaisir à humilier publiquement des jeunes dont ils désapprouvent fermement les engagements.

Ils partent

De nombreuses institutions ont choisi de quitter Twitter après son rachat par Elon Musk en raison de préoccupations concernant les changements potentiels sur la plateforme.

Ces changements pourraient affecter leur capacité à atteindre efficacement leur public cible, à communiquer leurs messages et à promouvoir leurs objectifs institutionnels. En particulier, les craintes liées à la modération du contenu, à la liberté d’expression et à la transparence ont incité ces acteurs à prendre leur distance avec Twitter.

Ils considèrent que le nouveau propriétaire, Elon Musk, pourrait mettre en place des politiques ou des pratiques qui vont à l’encontre de leurs valeurs ou qui pourraient nuire à leur réputation.

Ils ne se prononcent pas

Certains acteurs ont choisi de ne pas se prononcer publiquement sur la controverse entourant le rachat de Twitter par Elon Musk.

Leur silence peut être dû à diverses raisons, telles que des préoccupations quant aux conséquences potentielles de prendre position dans cette controverse, des incertitudes concernant les évolutions futures de la plateforme ou simplement un manque d’intérêt ou de priorité par rapport à cette question.

Ces acteurs peuvent également attendre de voir comment la situation évolue avant de prendre une décision quant à leur utilisation future de Twitter.

Ils restent

Malgré la controverse entourant le rachat de Twitter par Elon Musk, certains acteurs ont choisi de rester sur la plateforme pour diverses raisons.

Ils peuvent estimer que les avantages de rester sur Twitter l’emportent sur les inconvénients potentiels des changements introduits par le nouveau propriétaire.

Ces acteurs peuvent considérer Twitter comme un outil important pour atteindre leur public cible, communiquer efficacement leurs messages et participer à des conversations pertinentes dans leur domaine d’activité.

Ils peuvent également avoir confiance dans leur capacité à naviguer dans les éventuels changements sur la plateforme et à s’adapter en conséquence.

En fin de compte, leur décision de rester sur Twitter peut refléter une évaluation prudente des risques et des avantages, ainsi que de leur engagement continu envers la plateforme malgré les défis potentiels.

Et à l’avenir, quels sont les pronostics ?

Après le rachat d’X par Elon Musk, plusieurs scénarios se dessinent quant à son avenir.

 

 

Succès de X

Elon Musk pourrait réussir son pari de transformer X en une plateforme de liberté d’expression absolue, tout en mettant en place des mesures efficaces contre la désinformation et les discours de haine.

 

 

 

Echec d’une tentative controversée

La plateforme et les décisions de Musk pourrait fragiliser la plateforme, entraînant la fuite des annonceurs et des utilisateurs mécontents. X pourrait alors devenir un espace propice à la désinformation et aux discours de haine, perdant ainsi sa crédibilité et son influence.

 

 

 

La conciliation entre modération et liberté d’expression

Un équilibre entre la liberté d’expression et la modération de contenu pourrait être atteint idéalement, ce qui satisferait à la fois les utilisateurs et les annonceurs. X se développerait modérément, mais ne deviendrait pas la plateforme dominante qu’Elon Musk ambitionnait.

L’avenir de X est incertain en raison de plusieurs facteurs. Bien que ces scénarios offrent une perspective sur les possibles trajectoires futures de la plateforme, il est important de noter qu’ils ne représentent que des pronostics.

L’enjeu de cette controverse est justemement qu’elle continue à évoluer dans le temps. L’avenir de X est impossible à prédire avec certitude. Ce qui est certain, c’est que le rachat de X par Elon Musk a marqué un tournant dans l’histoire des plateformes sociales. Son évolution future sera scrutée de près par les observateurs monde numérique.

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La régulation de X

X est de plus en plus soumis à la réglementation des gouvernements et des organisations internationales. Le non-respect de ces réglementations peut entraîner des sanctions importantes pour la plateforme. La régulation du réseau social est devenue un sujet de plus en plus important dans le débat public et la sphère médiatique. Marqué par une série de faits récents qui mettent en lumière les défis auxquels peuvent se confronter les plateformes numériques, X devient la cible de plusieurs enquêtes en matière de modération de contenu et de lutte contre la désinformation.

L’enquête formelle de la Commission européenne

En décembre 2023, la Commission européenne a lancé une enquête formelle contre X pour pratiques anticoncurrentielles, s’interrogeant sur l’acquisition de la société d’analyse de données Dataminr par X en 2021.

Cette enquête s’inscrit dans le cadre de la compétence de la Commission européenne en matière de concurrence, conformément aux règles de l’Union européenne régissant les fusions et acquisitions.

Elle cherche à évaluer si l’acquisition de Dataminr par X confère à cette dernière un avantage injuste sur ses concurrents, potentiellement en violation des règles de la concurrence de l’Union européenne.

La régulation contre la désinformation

Face à la prolifération de la désinformation sur les plateformes numériques, X a pris des mesures pour renforcer sa modération de contenu.

En février 2024, X a annoncé la création d’un nouveau conseil d’administration pour la modération de contenu, composé d’experts indépendants.

Cette initiative vise à répondre aux préoccupations croissantes des régulateurs et des utilisateurs concernant la propagation de la désinformation sur la plateforme.

Le cadre réglementaire

Au niveau européen, l’adoption du Digital Services Act (DSA) en janvier 2024 a marqué une étape majeure dans la régulation des plateformes numériques.

Le DSA impose à X de nouvelles obligations en matière de modération de contenu, de transparence et de responsabilité. Il prévoit également des sanctions sévères en cas de non-respect, telles que des amendes pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial de X.

En France, la loi Avia, adoptée en octobre 2020, contraint les plateformes numériques à retirer les contenus haineux dans les 24 heures suivant leur signalement, sous peine d’amendes pouvant atteindre 1 million d’euros pour X.

Plaintes et contestations

X fait face à une série de plaintes déposées par des organisations et des gouvernements.

En décembre 2022, SOS Racisme a déposé une plainte contre X pour diffusion de contenus haineux et racistes, suivi par une plainte de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) en janvier 2023 pour diffusion de contenus haineux et antisémites.

Le gouvernement français a également engagé des actions, déposant une plainte contre X en novembre 2022 pour non-respect de la loi Avia.

La régulation de X est en pleine évolution, avec des autorités de régulation européennes et nationales qui adoptent des mesures pour répondre aux préoccupations croissantes liées aux pratiques de la plateforme. Toutefois, le retard accumulé par les autorités de régulation parviennent que rarement à imposer des sanctions à temps.

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